Bagad signifie « troupe » en breton. C'est un groupe musical qui devient au pluriel bagadoù.

Le Bagad Cap Caval. Photo Ouest France

Photo Bagad Cap Caval. Ouest France

Le bagad est une formation récente, créée à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Né de l’inspiration du pipe band écossais associant cornemuses et caisses claires écossaises, le bagad comprend aussi un pupitre de bombardes. Les pipe bands ont structuré leur musique d’une façon assez formelle, les bagadoù ne les ont pas suivis dans cette voie, et cela donne une diversité plus importante, à la fois dans les airs interprétés et dans les styles de jeu. Le style moins « militaire » et la présence de bombardes résultent en un son généralement plus doux, plus agréable.

Aujourd’hui, le répertoire d’un bagad explore la totalité des richesses du patrimoine breton : airs à marcher, danses, mélodies. De plus en plus de bagadoù recherchent souvent des compléments sonores, ajoutant des percussions différentes, des bombardes plus graves ou tout autre instrument apportant une couleur complémentaire à leur musique.

Le mouvement des bagadoù jouit d’un succès populaire très actuel. Sa vitalité, son ouverture et sa jeunesse contribuent à la conservation et même au renouveau de la culture bretonne en général.

La majorité des bagadoù situés en Bretagne se rassemblent au sein de la fédération B.A.S., Bodadeg ar Sonerion (Assemblée des Sonneurs). Les bagadoù hors de Bretagne ont également leur fédération et sont régis par la section B.A.S Divroët (« expatrié » en breton). La plupart des formations est composée d’amateurs.

Des concours permettent d’établir un classement des bagadoù en cinq catégories (la première étant celle dont le niveau est le meilleur). Le plus prestigieux de ces concours a lieu lors du Festival Interceltique de Lorient (56) tous les ans au mois d’août.

Devant le succès des formations, certains bagadoù ont créé leur « bagadig » (petit bagad), lieu d’apprentissage pour les nouveaux venus et tremplin vers le bagad.

Chaque pupitre est conduit par un responsable, l’ensemble étant dirigé par un penn soner (littéralement chef sonneur), chef d’orchestre dont les rôles sont multiples. Il peut être compositeur, il adopte les choix de répertoire et définit l’orientation musicale du groupe.

La bombarde est un instrument de musique à vent de la famille des hautbois. En breton : ar vombard ou an talabard. Un joueur de bombarde s’appelle un talabarder.

L’instrument se compose d’un fût percé de 7 trous (ou plus avec l’ajout de clefs) en façade et se termine par une embouchure évasée appelée pavillon. Le joueur souffle dans une anche double enfichée au sommet du fût. Le fût est tourné dans un bois dur, le buis ou l’ébène, et peut être ornementé de cerclages en étain, de corne, de bois différents, ou même d’ivoire.

Sa tonalité est généralement en si bémol, sur deux octaves. Il existe des bombardes dans toutes les tonalités suivant le terroir que l’on désire interpréter.

La bombarde a un son clair et puissant, qui porte loin. De fait, elle exige beaucoup de souffle.

Photo : Myriam JEGAT, Lorient 2015Photo : Myriam JEGAT, Lorient 2015

La caisse claire, dans la tradition populaire bretonne, le tambour à cordes accompagnait couramment le couple bombarde-biniou, mais la batterie actuelle de bagad doit son origine aux pipe-bands écossais.

Les peaux de bête des tambours du siècle dernier ont laissé place et aux peaux tressées de plastique tendues grâce à des vis réparties autour d’un fût de bois. La caisse claire ou snare drum tient son nom du timbre en métal placé sous chaque peau, alignement de fils métalliques en forme de long ressort. Cet instrument a un son très sec, très aigu et très puissant. Le son émis résulte du réglage de ces timbres et de la frappe du batteur (tambouliner en breton et side drummer en anglais). Ce pupitre apporte au bagad plus qu’un soutien rythmique et propose régulièrement des prestations d’ensemble batterie uniquement très impressionnant, musicalement et visuellement.

Différentes percussions accompagnent également le Bagad. La grosse caisse (Basse) est Le principal soutien rythmique de ce pupitre. Ce tambour de grande taille est frappé avec une mailloche de chaque côté, donnant un son puissant et très grave. Elle peut être posée sur un chevalet ou portée à même les épaules.

QECQUBbatterie

La coiffe bigoudène est une coiffe vestimentaire, qui était portée par les femmes du Pays bigouden en Bretagne. Cette coiffe est caractérisée par sa haute taille (une trentaine de centimètres, jusqu'à 40 cm à Penmarcʼh) est devenue un symbole de la Bretagne.

La cornemuse utilisée en bagad est de type Great Highland Bagpipe (grande cornemuse d’Ecosse) et se compose de 3 bourdons (1 basse + 2 ténors) faisant une note d’accompagnement, d’une poche (réserve d’air), d’un sutell (embout pour gonfler la poche) et d’un levriad (aussi appelé chanter) sur lequel reposent les doigts pour interpréter les airs.

Chaque bourdon fonctionne avec une anche simple (1 lamelle) tandis que le levriad sonne avec une anche double (2 lamelles en roseau). Le Great Highland Bagpipe est sans doute la cornemuse la plus répandue dans le monde aujourd’hui.

Photo : Myriam JEGAT, Lorient 2015 Photo : Myriam JEGAT, Lorient 2015

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